Le choix d’un format d’image est une décision importante dans une application de traitement d’images. Il dépend à la fois des standards du domaine (web, médical, imagerie industrielle, etc.) et de l’usage prévu : stockage, transfert, affichage, archivage, ou traitement algorithmique.

PNG et JPEG : les formats les plus courants

En traitement d’images “généraliste”, les formats les plus utilisés sont PNG et JPEG :

  • JPEG est un format avec pertes (lossy) : il réduit fortement la taille des fichiers, mais dégrade l’image, surtout après plusieurs sauvegardes.

  • PNG est généralement sans pertes (lossless) : il conserve mieux la qualité et gère en plus la transparence (canal alpha), ce que JPEG ne propose pas.

En pratique :

  • JPEG est adapté aux photos (poids faible).

  • PNG est préférable pour les images avec aplats, transparence, textes, interfaces, ou lorsqu’on veut éviter les artefacts.

WebP : un format web moderne et performant

Si vous récupérez des images depuis des plateformes comme Unsplash ou si vous publiez des images sur un site web, vous rencontrerez souvent le format WebP (développé par Google).

Pourquoi l’utiliser ?

  • Il offre souvent une meilleure compression que JPEG et PNG, donc des fichiers plus légers.

  • Il peut gérer avec ou sans pertes.

  • Il supporte aussi la transparence et parfois l’animation.

Pour une application orientée web (ou qui consomme des images web), il est donc pertinent de supporter WebP nativement afin de limiter les conversions et d’optimiser les temps de chargement.

DICOM : indispensable en imagerie médicale

Dans le domaine médical, le format standard est DICOM. Ce n’est pas seulement un format d’image : c’est un format complet qui associe l’image à des métadonnées médicales.

Un fichier DICOM peut contenir :

  • l’image (scanner, IRM, radiographie…),

  • des informations patient (identité, âge, etc.),

  • les paramètres et le contexte de l’examen (région explorée, modalité, date d’acquisition, établissement, praticien…).

Si vous développez un logiciel médical, utiliser DICOM n’est pas juste un choix technique : c’est généralement une exigence d’interopérabilité.

SVG : idéal pour les graphiques et interfaces adaptatives

Si votre application doit s’adapter à plusieurs tailles d’écrans (mobile, tablette, desktop) et que vos images sont des graphiques (schémas, icônes, cartes, formes), le format recommandé est SVG.

Avantages :

  • image vectorielle redimensionnable sans perte,

  • pas de crénelage lors du zoom,

  • rendu net sur tous les écrans (y compris haute densité).

SVG n’est pas adapté aux photos, mais excellent pour tout ce qui est dessin, UI et visualisation.

Créer un format propriétaire : possible, mais à justifier

Il est aussi possible de créer un format d’image propriétaire, contenant :

  • les pixels (ou une représentation interne),

  • la taille de l’image,

  • le format des pixels (RGB, RGBA, niveaux de gris, 16 bits…),

  • et des champs spécifiques à votre application (masques, annotations, segments, métadonnées métiers, etc.).

C’est utile lorsque vous avez des besoins très spécifiques (performance, métadonnées, pipeline interne). En revanche, cela rend vos fichiers difficilement interchangeables : ils seront lisibles uniquement par votre application (sauf si vous publiez une spécification ou un outil de conversion).

Conclusion

Il n’existe pas “un meilleur format” universel : le bon choix dépend de votre contexte.

  • JPEG : photos, fichiers légers, tolérance aux pertes

  • PNG : qualité, transparence, images nettes

  • WebP : web moderne, performance et compatibilité progressive

  • DICOM : standard incontournable en médical

  • SVG : graphiques adaptatifs, redimensionnement parfait

  • Format propriétaire : besoins spécifiques, mais verrouillage

Demander un devis